La détection acoustique est une méthode de plus en plus utilisée qui consiste à placer des émetteurs sur des poissons qui sont ensuite localisés dans l'eau à l'aide de récepteurs. David Welch dirige le projet Pacific Ocean Shelf Tracking (POST) au Centre d'études de la vie marine, un réseau international de chercheurs qui tentent de faire le point sur l'état de la vie marine sur la planète. Welch compte installer une série de récepteurs permanents le long de la côte ouest canadienne et américaine pour étudier les mouvements des populations de saumons.

D'ici quelques années, David Welch espère intaller une longue colonne de 1000 récepteurs fixes le long de la côte ouest, séparés chacun par une distance d'un kilomètre. Ce réseau détectera les poissons equipés d'un émetteur lors de leur passage.

Les récepteurs permanents auront l'avantage de permettre d'enregistrer des données en tout temps, au lieu d'obliger les chercheurs à parcourir la côte à bord de bateaux. « C'est beaucoup mieux ainsi, parce que j'ai le mal de mer », a expliqué David Welch lors d'un séminaire présenté au congres annuel de l'Association Américaine pour l'Avancement des Sciences, qui se poursuit à Seattle jusqu'au 16 février.

L'objectif du projet est d'évaluer où vont les saumons après avoir quitté leur rivière natale et où ils sont plus susceptibles de mourir. Éventuellement, ces données pourront être utilisées pour choisir des aires qui doivent être protégées pour assurer la survie des populations de saumons, mais aussi d'autres espèces importantes pour l'industrie de la pêche.

Le projet POST présente un autre avantage: les récepteurs fixes placés en mer permettront aussi d'accumuler des données sur les courants marins, les températures en mer ou encore l'abondance du plancton.
 

Gaëlle Lussiaà-Berdou