Quoi de plus frustrant que de déballer des aliments fraîchement achetés pour s'apercevoir que le lait a suri, que les fraises sont avariées ou que les oeufs sont périmés ? Grâce aux efforts des chercheurs de différents laboratoires de recherche, ces déceptions pourraient bientôt être choses du passé. En effet, si tout se passe comme prévu, de nouveaux emballages dits « intelligents » pourront bientôt prolonger la vie des aliments et même avertir le consommateur lorsque les aliments qu'ils contiennent sont gâtés.

Les emballages traditionnels offrent beaucoup plus qu'une simple séparation entre l'aliment et l'environnement extérieur. Certains favorisent le passage de l'oxygène pour assurer la fraîcheur. D'autres tuent les bactéries. D'autres encore sont beaucoup plus évolués. À titre d'exemple, une compagnie du New Jersey a mis au point une étiquette capable de suivre les températures auxquelles l'aliment a été conservé. L'étiquette est faite d'un matériau qui se polymérise et change de couleur sous l'effet de la chaleur.

En Arkansas, des chercheurs ont mis au point un emballage capable de suivre les gaz dégagés par les aliments. Si le poisson ou la viande dégagent des vapeurs indiquant qu'ils sont avariés, l'emballage changera de couleur. Du côté de la Nouvelle-Zélande, des scientifiques travaillent à mettre au point un emballage qui indiquera si les fruits comme les poires ou les mangues sont mûres. Plus besoin de les tâter !

Selon certains experts, 20 à 40 % des emballages sont appelés à devenir intelligents. Pour les environnementalistes toutefois, la nouvelle est loin d'être emballante. En effet, ceux-ci auraient préféré voir les chercheurs mettre au point des protections d'aliments plus légères ou biodégradables.
 

Dominique Forget