États-Unis 

Des chercheurs américains et canadiens ont trouvé que l'espérance de vie d'une personne atteinte du syndrome de Down, plus communément appelé trisomie 21, avait doublé en 15 ans. De 25 ans en 1983, elle est passée à 49 ans en 1997. Et la longévité de ces individus affectés par cette anomalie génétique continue d'augmenter de 1,7 an par année en moyenne.

L'étude, réalisée par Quanhe Yang et publiée dans la revue britannique The Lancet du 23 mars, est basée sur des données collectées à partir de certificats de décès de 18 000 trisomiques aux États-Unis, entre 1983 et 1997.

Les scientifiques ont constaté sans surprise que les principales causes de mortalité chez les trisomiques sont les pneumonies et les malformations cardiaques. Par contre, ils ont remarqué que les personnes touchées par le syndrome de Down décèdent moins de cancers (exception faite de la leucémie), que le reste de la population.

Selon eux, si l'espérance de vie des trisomiques s'est améliorée au fil des années, c'est en partie grâce à la prise en charge familiale plus fréquente qu'auparavant. Le plus grand recours à la chirurgie, pour corriger leurs malformations cardiaques, et aux antibiotiques y contribue également.

Certains spécialistes estiment que la longévité des trisomiques a dû évoluer dans les mêmes proportions dans la plupart des pays industrialisés.

Le syndrome de Down est une malformation congénitale accompagnée d'un retard mental modéré à grave et provoquée par une aberration chromosomique. Une personne trisomique possède 47 chromosomes par cellule au lieu de 46 normalement, soit un chromosome surnuméraire dans la paire 21. La trisomie 21 est l'anomalie génétique la plus fréquente chez l'homme en raison de son taux élevé de viabilité. Dans le monde, c'est un bébé sur 800 qui est concerné. 

Aurélie Deléglise