Chine 

À Shanghai, le vélo perd des points au profit de l'auto. Les ventes de Volkswagen, GM compacts et Buick sedans ont doublé en un an. On comptait 142801 voitures privées à la fin de la dernière année, selon le Bureau national de la statistique, un chiffre qui pourrait atteindre les 200 000 dans les prochaines semaines.

Cette situation pose des problèmes aux autorités. « Les vélos créent une pression sur la circulation », commentait récemment l'officier de police Chen Yuangao au quotidien Shanghai Daily. Les policiers ont reçu la consigne de sévir contre les cyclistes qui grillent leur feu rouge, par exemple.

« Les vélos sont encore, de loin, le moyen de transport le plus populaire en Chine, où la majorité des gens gagnent moins de 1000$ par an, peut-on lire dans une dépêche de l'Associated Press. Tant que le Parti communiste faisait la promotion de la bicyclette comme un moyen de transport économique et égalitaire, la classe ouvrière se déplaçait presque exclusivement à coup de pédale, mais les réformes économiques ont amené avec elles l'envie de posséder sa voiture personnelle. »

À Shanghai, une ville de 20 millions d'habitants qui compte 9 millions de vélos, tous n'approuvent pas la progression des véhicules moteurs, qui contribuent à la pollution atmosphérique, un problème jugé sérieux. « Les bicyclettes sont un mode de transport écologique et ne doivent pas être bannies. Au contraire, la ville doit mieux contrôler la hausse du nombre de voitures personnelles », affirme dans le Shanghai Daily Zhao Guotong, porte-parole de la Commission économique de Shanghai.

Autre signe des réformes économiques : aux millions de vielles bécanes qui sillonnent les routes chinoises, se sont ajoutées ces dernières années de rutilants vélos de montagne et quelques bicyclettes électriques.
 

Josiane Picot