États-Unis

Gould était surtout connu pour ses idées sur l'évolution. À l'encontre de Charles Darwin, qui la décrivait comme un processus lent, il proposait plutôt une évolution inconstante, par à coups. Selon lui, des changements climatiques pourraient causer des accélérations ou des ralentissements dans le processus évolutif. Ces bouleversements se produiraient en alternance avec des périodes plus stables, ainsi nommées « équilibres ponctués ».

Ses fréquentes apparitions en public pour défendre les théories de l'évolution lui ont valu plusieurs affrontements avec les créationnistes, qui croient plutôt que le monde tel que nous le connaissons a été créé par Dieu en sept jours. Aux États-Unis, certains états, dont l'Alabama et le Kansas, ont voulu interdire ou discréditer l'enseignement des théories de l'évolution dans les écoles secondaires.

Stephen Jay Gould avait d'abord obtenu un diplôme de géologie à l'Antioch College en 1963, puis un doctorat de paléontologie à l'université Columbia quatre ans plus tard. Il avait consacré le reste de sa carrière à l'enseignement à l'Université Harvard.

Pierre-André Bourque, chercheur et professeur de paléontologie à l'Université Laval, considère qu'il y avait deux facettes à Stephen Jay Gould : le chercheur universitaire et l'« excellent communicateur scientifique » et écrivain prolifique. « Il tordait parfois un peu la réalité pour faire comprendre ses idées, mais ça fait partie de la vulgarisation. Son talent a permis à Monsieur tout le monde de découvrir plein de choses », raconte-t-il.

Parmi ses ouvrages de vulgarisation, on retrouve Le sourire du flamant rose (1985), Le pouce du panda (1980) et La mal-mesure de l'homme (1997).

Gaëlle Lussiaà-Berdou